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Marais et marées

Liens avec le programme d’études :
Géographie, sciences

Liens avec les Normes nationales canadiennes en géographie :
Environnement et société

Durée :
De une à deux heures

Matériel :
• Ordinateur relié au réseau Internet
• Étiquettes et matériel divers (pour des costumes)

Niveaux ciblés : 3e à 5e année

Aperçu général
Dans cette leçon, les élèves s’initieront aux habitats des marais salés et joueront un sketch dans lequel ils représenteront les différents éléments de ce type d’habitat. Ils étudieront la nature changeante des marais salés et mimeront les actions des plantes et des animaux qui y vivent afin de mieux comprendre la vie dans les marais salés.

Objectifs
Les élèves :

  • décriront trois aspects différents ou formes de vie d’un marais salé
  • compareront et mettront en opposition les bas marais et les hauts marais
  • expliqueront ce qui se passe dans les différents endroits du marais à marée basse et à marée haute
  • expliqueront le rôle que différents organismes (ou autres éléments) jouent dans le marais salé en jouant un sketch mettant en scène les divers éléments d’un marais salé
Habiletés géographiques
  • Poser des questions géographiques
  • Recueillir l’information géographique
  • Répondre à des questions géographiques
Déroulement :

Amorce :
Un marais salé est une étendue herbeuse située près de la côte. Elle est conditionnée en grande partie par la marée. Les plantes et les animaux des marais salés vivent dans différentes parties selon leur tolérance au sel, leur sensibilité aux changements de concentration saline, de température et de niveau d’eau. Les organismes qui peuvent s’adapter alternativement à l’immersion totale et à l’exposition à l’air libre vivront près de l’océan. Cette partie des marais s’appelle le bas marais. Les organismes dont la résistance à la même alternance est moindre choisiront de vivre plus éloignés de la côte, dans ce qu’on appelle le haut marais. Le haut marais n’est submergé par l’océan que quelques heures par jour, voire quelques heures deux fois par mois. Lire les descriptions ci-dessous qui montrent des exemples intéressants d’adaptation de différentes plantes et animaux qui vivent dans les bas et les hauts marais salés.

Annoncer aux élèves que toute la classe aura la chance de mettre en scène ce qui se passe dans un marais salé. Mais avant de commencer ce sketch, ils devront tout d’abord comprendre un certain nombre de notions sur les marais salés. Leur demander pour commencer pourquoi les marais salés sont aussi salés. (Ils sont situés tout près de l’océan.) Leur demander ce que cela signifie pour l’eau des marais salés (à part le fait qu’elle est salée). Est-ce que l’eau reste toujours la même ?

Demander aux élèves de visiter les sites Web suivants (en anglais) afin de recueillir leur information de base :

Canadian Wildlife Federation : Salvage a Salt Marsh

Duck Cove Salt Marsh Project

Dynamics of the Salt Marsh

Canadian Geographic For Kids—CG Kids!

National Geographic Geoaction!—Habitats

Consulter également la page en français du site de la Fédération canadienne de la faune sur les terres humides.

S’assurer que les élèves ont bien compris que l’un des effets les plus importants de l’océan sur les marais salés est lié aux mouvements de la marée. Leur poser les questions ci-dessous. Écrire leurs réponses sur un tableau noir ou blanc et commenter chaque réponse.

Que se passe-t-il à marée haute ? (La plus grande partie du marais se retrouve sous l’eau.)
Qu’arrive-t-il à la température du marais à marée haute lorsqu’il fait chaud ? (Elle baisse.) Par une journée froide ? (Elle monte un peu.)
Un marais salé est-il plus salé à marée haute ou à marée basse ? (À marée haute, parce que l’eau de l’océan est salée et que les ruisseaux qui alimentent les marais y déversent leur eau douce à marée basse.)
Quels sont les trois éléments avec lesquels les plantes et animaux doivent composer lorsque la marée change ? (Changement du niveau de l’eau, de la température et de la salinité.)

Développement :
Composer des fiches de « Personnages de la vie dans les marais salés » en imprimant la liste des animaux et plantes ci-dessous avec leurs descriptions, et en les découpant en fiches (certains prendront plusieurs fiches de papier).
[Remarque : Parmi les plantes et animaux, certains se rencontrent sur la côte Atlantique et sur la côte Pacifique. Pour celles et ceux qui ne se trouvent que sur la côte Atlantique, une espèce similaire qui vit sur la côte Pacifique est donnée entre parenthèses à la fin de chaque description.]

Pour une classe de 30 élèves, répartir les élèves de la façon suivante :

Dépôts détritiques — 4 copies
Amalgame de plantes, terre et petits organismes, les dépôts détritiques sont déversés dans les marais salés par la marée. Ils sont très importants pour l’écosystème parce qu’ils apportent les éléments nutritifs aux plantes et d’importantes bactéries et autres microorganismes qui vivent dans les marais. De nombreux animaux se nourrissent de dépôts détritiques ou d’organismes qui en vivent.

La salicorne (ou passepierre) — 3 copies
La salicorne absorbe l’eau par ses racines sans retenir une grande quantité de sel. Le sel qu’elle absorbe est évacué par ses feuilles. Ses longues feuilles lui permettent aussi de se débarrasser de l’excès de chaleur. Comme la boue des marais salés contient très peu d’oxygène, des tiges creuses relient la surface de la feuille de la salicorne à ses racines, acheminant l’air jusqu’à ces dernières. Deux espèces principales de salicornes vivent dans les marais salés. (Les plantes des marais du Pacifique sont différentes de celles que l’on trouve dans les marais de l’Est. Bien que plusieurs variétés de salicorne poussent dans les marais salés de l’Ouest, d’autres plantes y sont souvent plus abondantes. Dépendant de sa situation géographique le long de la côte du Pacifique, le marais contient des salicornes, uniolas paniculées, carrex, joncs (juncus leseurii), scirpes aigus, ploygalas, asteracées et/ou d’autres plantes).

La spartine alterniflore — 3 copies
Elle pousse dans le bas marais inondé pendant de nombreuses heures chaque jour et peut même rester complètement immergée lorsque la marée est particulièrement haute.

La spartine étalée — 3 copies
Elle pousse dans les hauts marais où elle n’est immergée que quelques heures par jour, voire quelques heures par mois seulement.

L’uniola paniculée — 3 copies
De même que le jonc de Gérard, l’aster maritime, la lavande de mer, le plantain maritime et de nombreuses autres espèces, ces plantes peuvent coexister avec la spartine étalée dans la partie la plus haute du marais. Elles ont une tolérance élevée à l’eau salée et peuvent être immergées périodiquement par la marée.

La polychète — 1 copie
Elle creuse sa maison dans la boue du marais salé et sécrète en creusant une substance gluante qui colle les grains de sable ensemble qui durcissent pour former un tube flexible. Lorsque la marée recouvre la boue, la polychète sort de son tube et nage à la recherche de nourriture. Elle se nourrit de vers, de poissons morts, d’autres animaux à corps mou et d’algues. Elle reste dans son tube à marée basse. Elle présente une tolérance très élevée aux changements de salinité.

La moule de Magellan — 1 copie
Elle vit à moitié enfouie dans la boue du bas marais, régulièrement submergée par la marée. Elle se nourrit de petites plantes et animaux en suspension dans l’eau. Elle respire par ses branchies. Lorsqu’elle est immergée, elle pompe l’eau qui circule dans son corps pour l’expulser ensuite et recommencer l’opération. Elle filtre la nourriture au passage de l’eau. Lorsqu’elle n’est plus immergée et se retrouve à l’air libre, elle laisse sa coquille légèrement entrebâillée afin de pouvoir respirer. Si les conditions deviennent intolérables, elle referme complètement sa coquille et « retient son souffle » jusqu’à l’arrivée de la prochaine marée.

Le râle gris — 1 copie
Le râle gris habite les régions les moins humides des hauts marais. Il se nourrit principalement à marée basse dans les vasières et le long des criques des marais salés. Il mange des crabes appelants, des vers, des escargots, de petits poissons et d’autres animaux marins. À marée montante, il se réfugie dans les herbes du haut marais.

L’escargot des marais salés – 1 copie
Il vit habituellement dans les hauts marais. Il se nourrit d’algues et d’herbes en décomposition qu’il trouve à la surface de la boue. Il est dépourvu d’opercule, ce disque rigide que la plupart des escargots possèdent sous leurs « pieds » et qui leur permet de fermer hermétiquement leur coquille lorsqu’ils se réfugient à l’intérieur. N’ayant donc aucun moyen de sceller sa coquille, pendant la journée il reste sous la couche de spartine étalée morte à marée basse afin de ne pas se dessécher. Pour respirer, il est pourvu d’un poumon. À marée haute, il grimpe sur les tiges de spartine pour échapper à l’eau. L’escargot des marais salés peut rester sans respirer pendant une heure ou deux lorsqu’il se retrouve complètement immergé.

Le raton laveur — 1 copie
Il visite le marais salé pour chasser. Il se nourrit de crabes, de coquillages, de poissons et d’autres animaux. Pour boire, il a besoin d’eau douce. Il quitte le bas marais à marée montante.

Le grand héron bleu — 1 copie
Il chasse dans les eaux peu profondes du marais salé. Il attrape les poissons avec son long bec pointu. Il peut aussi manger des crevettes, des insectes, de petits mammifères et d’autres animaux qui peuplent le marais. À marée montante, il se retire progressivement vers le haut marais afin de rester en permanence dans une région où l’eau est peu profonde, ou quitte le marais.

Le choquemort — 1 copie
Il vit dans les eaux peu profondes du marais salé. Il entre et sort du haut marais selon la marée. Il se nourrit de larves de moustiques et d’autres petits animaux ainsi que de plantes. Il peut s’adapter à un environnement très pauvre en oxygène.

Le crabe bleu (crabe jaune de l’Orégon) — 1 copie
Le crabe bleu entre dans les marais à marée montante. Il se nourrit de vers, d’escargots, d’huîtres et d’autres animaux marins. Il quitte le marais à marée descendante. Il respire par des branchies. S’il reste prisonnier du marais salé lorsque la marée se retire, il s’enfouit dans la boue et attend la prochaine marée montante.

L’eau de mer — 6 copies (Il doit toujours y avoir davantage d’eaux de mer que d’autres personnages)
Elle inonde le marais à marée montante et s’en retire à marée descendante. Lorsqu’elle arrive, la salinité – c’est-à-dire la teneur en sel du marais – augmente et, si la journée est chaude, elle abaisse la température. Inversement, lorsque l’eau se retire, la salinité du marais diminue et, par temps chaud, la température s’élève. Lorsque le temps est plus froid, la marée empêche l’eau des marais de geler, même si l’eau reste très froide pour les humains.

Présenter chaque « personnage » du marais salé en distribuant les différentes fiches aux élèves. Demander à chaque élève de lire attentivement les informations fournies sur le personnage qui lui a été attribué. Chaque élève doit choisir trois faits caractéristiques de son personnage qu’ils communiquera à un autre élève. Demander ensuite aux élèves de circuler dans la classe et de rencontrer plusieurs autres « personnages ». Chaque élève doit rencontrer trois ou quatre personnages et écrire les trois faits ou caractéristiques qu’il aura appris sur chacun, de sorte qu’à la fin de l’activité, chaque élève devrait être en possession de neuf à douze faits ou caractéristiques de personnages du marais salé, en plus de ceux de son propre personnage).

Conclusion :
Chaque élève indique le personnage qu’il joue en l’identifiant sur une étiquette autocollante placée sur ses vêtements ou sur un carton pendu autour du cou. Si on dispose d’un temps suffisant, on peut également créer des costumes.

Lorsque tous les élèves sont prêts, les emmener à l’extérieur dans un espace ouvert. Les élèves qui jouent le rôle des dépôts détritiques doivent se placer en premier, puisqu’ils représentent le sol riche en éléments nutritifs qui constituent la base du marais. Les élèves doivent être relativement dispersés dans cet espace ouvert. Un côté sera consacré aux spartines. Expliquer que dans de nombreux marais salés la spartine est virtuellement la seule plante qui puisse y pousser. Demander ensuite aux salicornes de se placer près des spartines, suivies par les uniola paniculées et les spartines étalées. Ces dernières plantes appartiennent toutes au haut marais. Pour le moment, les personnages qui représentent les animaux et l’eau de mer n’interviennent pas.

Demander au groupe de jouer ce qui se passe à marée basse. Les personnages qui jouent l’eau salée doivent se tenir derrière les spartines, loin des autres plantes. Annoncer ensuite : « La marée monte! » Demander au groupe ce que les élèves qui jouent l’eau salée devraient faire à marée montante. (À marée montante, l’eau de mer recouvre les plantes du bas marais et s’approche du haut marais, de sorte que les élèves qui jouent le rôle de l’eau salée devraient circuler parmi ceux qui jouent le rôle des spartines.) Lorsque tout le monde est en place, dire : « La marée se retire! » et demander aux élèves ce que chaque personnage devrait faire. Faire jouer un cycle pour permettre aux élèves de s’entraîner. Encourager les élèves qui jouent l’eau de mer à faire des bruits de mer ou de vagues qui déferlent lorsqu’ils se déplacent.

Après un ou deux flux et reflux de la marée, demander aux élèves quelles plantes sont restées recouvertes par l’eau le plus longtemps. (Réponse : les spartines.) Qu’est-ce que cela implique pour ces plantes ? À quelles conditions doivent-elles être capables de s’adapter ?

Demander ensuite aux animaux de pénétrer dans le marais salé. En premier lieu, la moule de Magellan, le crabe appelant et l’escargot des marais salés entrent dans le bas marais. Demander ensuite au grand héron bleu, au râle gris et au raton laveur de pénétrer dans le haut marais. Demander aux élèves où ils pensent qu’ils devraient rester à marée basse. Et à marée haute ? Demander ensuite à la polychète et au choquemort de se placer dans l’océan. Leur demander ce qu’ils font à marée basse. Puis à marée haute.

Recommencer l’exercice à marée basse. Donner le signal aux élèves qui jouent l’eau de mer en annonçant : « La marée monte ! » , et ensuite : « La marée se retire ! » Répéter l’activité.

Suggestion d’évaluation
Se procurer et montrer aux élèves des photographies de zones de mangroves et demander aux élèves en quoi elles se différencient des marais salés. En quoi se ressemblent-ils ? Demander aux élèves de faire des recherches sur les animaux qui vivent dans des zones de mangroves et d’en dessiner un par fiche. Ils peuvent ensuite jouer leur sketch avec les personnages de la zone de mangroves.

Activité d’enrichissement
Demander aux élèves de composer deux affiches murales d’un marais salé, l’une à marée basse et l’autre à marée haute. Ils peuvent utiliser de la peinture, des crayons de couleurs, des marqueurs, du carton, du papier de construction, du carton ondulé pour les spartines, etc.

Répartir les élèves en groupes et demander à chaque groupe de faire des recherches sur une plante ou un animal du marais salé. Chaque groupe doit étudier comment chaque plante ou animal s’adapte aux conditions d’humidité, au niveau de salinité (faible ou élevé), aux changements de température, ainsi qu’à toute autre condition qu’ils jugent importante (par exemple le manque d’oxygène dans le sol).

Demander aux élèves de choisir un oiseau migratoire qui visite les marais salés. Ils doivent définir leurs exigences en matière d’habitat, c’est-à-dire où il fait son nid, se nourrit, etc. (Par exemple, le grand héron bleu chasse les poissons à marée basse dans les bas marais.) Demander aux élèves d’écrire un article de voyage qui vante les mérites des terres humides de leur région auprès d’un oiseau migrateur pour l’inciter à venir s’y installer. (Si les élèves vivent près d’un marais salé, leur demander d’écrire un article invitant l’oiseau à venir dans le bas marais ou le haut marais.) Les élèves devraient mettre en opposition les terres humides de leur région avec les marais salés (en disant, par exemple : « En avez-vous assez d’avoir constamment du sel dans le bec ? Êtes-vous fatigué de fuir la marée ? Alors, venez visiter nos terres humides! » Leur demander de préciser quand cet oiseau devrait venir visiter cette région et pour quelles raisons ils devraient le faire. Demander aux élèves de rendre leur région aussi attirante que possible. Ils devraient décrire la vie de la flore, les qualités de l’eau, etc. et éviter de choisir un endroit où l’oiseau ne pourrait pas vivre (par exemple, le choquemort ne pourrait pas visiter un haut marais, sauf en cas d’une marée particulièrement haute, lorsqu’il y a une tempête).



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